Jeudi 05 Juin 2008

Grarem peut-il prétendre à une vocation touristique ?

- Absolument pas ! Répondrez-vous en chœur et sans la moindre hésitation.

- Mais pourquoi donc ? S’étonneront certains irréductibles.

- Eh bien, tout le monde connaît Grarem pour avoir surtout une réputation de région agricole. Les colons ne s’y sont pas trompés en y prenant des concessions et en exploitant de grandes surfaces de culture de céréales. La production faisait vivre presque toute la population jusqu’à l’indépendance.

Après et durant les années soixante il y’a eu une certaine continuité, mais vite essoufflée. Par contre le flux migratoire vers la France a augmenté d’une façon vertigineuse. De telle sorte que la plupart des familles vivaient des mandats envoyés par les émigrés. Ensuite est venu le temps des sociétés nationales et l’age d’or du secteur public qui a vu les chantiers du bâtiment et les usines clé en main de l’industrie industrialisante, chère à Boumediene, brasser une main d’oeuvre rurale, trop heureuse de profiter des commodités de la ville. Grarem vivotait alors au rythme de son marché hebdomadaire, chaque jeudi, et restait quotidiennement  enveloppé dans la fumée et l’odeur de ses célèbres brochettes. Parler de tourisme alors aurai fait esclaffer le dernier des crédules. Mais depuis, le projet du barrage est arrivé et a donné une opportunité extraordinaire à Grarem qui est placé en première loge du lac artificiel. Se peut-il qu’il y’ait un embryon d’activité touristique dans la région ? Le Docteur Hassan Boukezzoula, président de l’association NOUR BENI HAROUN, POUR LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT, L'AMENAGEMENT ET L'URBANISME , en est tout à fait convaincu. Précurseur en la matière, il a déjà, sous l’égide de l’association, mis en place un club de randonneurs par le biais duquel ont été organisés 5 excursions suivant des circuits chaque fois différents. Il est vrai que la qualité des participants, dont le nombre dépasse à chaque fois la trentaine, n’est pas accessible au commun des mortels, mais l’initiative est là et elle est louable. Le maître mot chez le docteur Boukezzoula c’est l'écotourisme : autrement dit le tourisme écologique ou tourisme vert, c’est une sorte de tourisme militant pour la sauvegarde de l'écosystème  et de la biodiversité. La dégradation continue de la faune et de la flore étant flagrante, il devenait presque vital de lutter farouchement pour sauvegarder ce qui pourra encore l’être. Ce n’est ni un luxe, ni un rêve utopique d’un snobinard invétéré. Il n’y a qu’à voir ces petites choses qui ont fait le charme de notre enfance qui disparaissent une à une sans crier gare : Je ne vois plus les hirondelles qu’en photo, alors qu’auparavant elles faisaient vraiment le printemps et on vivait ensemble jusqu’à l’automne. Où est passée l’alouette, la caille, le rouge-gorge, le porc-épic « leblibel », «ederdrous », « errekhma », « el béze », « siwana » et j’en passe. L’eau de Oued Rhumel et Oued El Kébir était claire comme de l’eau de source. On y nageait tout l’été et on s’y désaltérait souvent. On pêchait le poisson à la main sous les rochers, son goût était succulent, sauf qu’il fallait faire attention à ne pas avaler les arrêtes (echouk), sinon gare à l’étouffement. Le sol était ferme et comportait de la végétation, contrairement à aujourd’hui où l’érosion fait beaucoup de dégâts et les glissements de terrain apparaissent partout défigurant complètement le paysage, à tel point qu’on ne reconnaît plus des endroits dont on gardait jalousement, depuis l’enfance, l’image dans nos esprits insouciants.

        Mais le tableau n’est pas aussi noir quand même, il n’est pas trop tard pour reprendre conscience et faire de la région de Grarem, un endroit où il fait bon vivre. Elle en a les potentialités.

         Docteur Hassan Boukezzoula     

Articles intéressants du quotidien El Watan à consulter :

    1)      MASSACRE A GRANDE ECHELLE

Paru dans l’édition du : 23/05/2005

 

 

2)      NOUR BENI HAROUN DENONCE

Edition du : 05/12/2005

 

 

3)      METTRE LE HOLA AU BRACONNAGE

Edition du : 04/07/2007

Samedi 03 Mai 2008

   Une chance inouïe soffre à la commune de Hamala, avec le projet de contournement du complexe du barrage de Beni Haroun. De lisolement total où elle se morfondait depuis sa création en tant que commune en 1984, cette localité de plus de 10.000 âmes, issue du découpage de la commune mère Grarem Gouga, va enfin se voir projeter au devant de la scène grâce au passage, pour sa majeure partie, de ce grand projet sur son territoire. Ce projet qui prend son point de départ au niveau de lembranchement de la RN 27 vers Ghezala passera successivement par Asraf, El Badsi, Smissar, fedj Souk Letnine, Har Djellal (El Ouassaf), El Guentra, Cheglibi Makhlouf (Gravelotte), El Firma (la ferme Meghzili), Lahguaf (Meghzili aussi), derrière les mechta Safsafa (Ain Kerma) et Ouled Mhamed et enfin point darrivée au lieu dit Boulahdjar sur la RN 27 prés dAnouche Ali (Siliana) dans la commune de Grarem Gouga. Un itinéraire comme lindique lintitulé du projet qui sétale sur 30 kms.

   Confiés à 3 entreprises différentes, les travaux traînent en longueur de lavis de certains et commencent à lasser la plupart des gens. Il est vrai que les terrains traversés ne sont pas des plus faciles en matière de topographie. Ainsi du côté dEl Badsi et de Smissar, pour réduire la pente à des normes plus usuelles pour ce genre de route, on a du employer les grands moyens en déplaçant des  quantités énormes de déblais. Et le résultat est là, la plate-forme est devenue large et la pente plus abordable. Quant à savoir à quelle cadence cette route va être utilisée ? Et son utilité réelle ? Personne ne saventure à donner des pronostics. Une chose est sûre, cest que rien que pour voir le paysage, ça vaut vraiment le déplacement. Voir la vallée de oued El Kebir, en aval de la source thermale de Beni Haroun, à partir de smisser, cest comme si cétait à partir dun avion. Les autorités communales de Hamala pressentent quant à elles des jours meilleurs pour leur localité et des idées grandioses commencent déjà à germer dans leurs esprits. Monsieur Medjrab Abdelbaki, le maire, ne rate dailleurs aucune occasion pour parler de la création dun véritable carrefour, qui peut se former au nord-est de la commune, entre les 4 wilayas limitrophes que sont : Mila, Constantine, Skikda et Jijel. La création de pénétrantes, à partir de la nouvelle route qui passe au sud, vers le chef lieu de commune est une autre de ses préoccupations au même titre dailleurs que la création dun musée dans lenceinte de lancienne caserne de Gravelotte (Cheglibi Makhlouf) qui a été la première garnison, avec celle de Catena (Settara) lors de linvasion française. Quest-ce qui sera retenu de tous ces vœux ? Lavenir nous le dira.

Mardi 22 Janvier 2008

A TOUS LES GRAREMIENS Où QU’ILS SOIENT, J’OFFRE CES BOUQUETS DE « BIRELLI » TROUVES EN VENTE SUR LA ROUTE , AU NIVEAU DU BARRAGE BENI HAROUN. LEUR PROVENANCE EST DU COTE D’EL OUASSAF (HAR DJELLAL). IMAGINEZ LA SENTEUR  .

 

 

 

 

 

 

 

  

Dimanche 02 Décembre 2007
"Hammam Béni Haroun", une halte incontournable pour les vacanciers
 

 

 
Parmi les endroits qui ne laissent pas les gens indifférents vu leur beauté naturelle qui ensorcelle les passants, la station thermale de Hammam Béni Haroun, et son site  relevant de la commune de Grarem Gouga (wilaya de Mila), constitue un relais incontournable pour les voyageurs allant ou revenant des plages de Jijel, rendu justement célèbre par son paysage luxuriant mais aussi par les savoureuses brochettes que seuls les habitants des lieux en détiennent le secret. 
La magnificence et la magie de l'endroit où est blotti Hammam Béni Haroun renseignent sur la beauté du site, véritable tableau naturel idyllique que longe sur près de 1000 mètres l'axe de la route nationale 27.  Cette plaque tournante ne désemplit pas, notamment lors de la saison estivale.
Les vacanciers, d'un temps, trouvent leur bonheur en faisant une pause  pour déguster les succulents méchouis et autres brochettes de viandes grillées savamment préparés et qui n'ont rien à envier à ceux de la localité d'El Yachir dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj. L'activité des lieux, qui surplombent la station thermale traditionnelle  de Béni Haroun commence aux premières lueurs du jour pour ne cesser qu'à une heure tardive de la nuit.  De modestes gargottes font étalage de barbecues d'où se dégage le  fumet de viande un peu grasse mais grillée à point qui chatouille les narines et ouvre avidement l'appétit.  Des files de voitures, de camions et de cars de voyageurs se forment  à longueur de journée et plusieurs de leurs occupants marquent une halte pour goûter à ces délices, prendre des photos ou des images vidéo du panorama pittoresque qu'offrent les lieux ou simplement s'y dégourdir un peu les jambes et sentir  l'air pur et frais de la région tout en dégustant des fruits de saison ou en mordant à pleines dents du maïs bien grillé et salé. Des poupées et autres jouets d'enfants sont également mis à la disposition  des parents souvent contraints de céder aux pleurs et supplications de leurs chérubins fascinés par ces marionnettes et ces figurines formant des buées à  l'effigie de leurs héros préférés de bande dessinée aux couleurs vives qui rappellent la mer et ses plaisirs. Hammam Béni Haroun est constitué de deux ailes distinctes, la première,  un grand bassin évasé réservé exclusivement aux femmes et l'autre, une sorte  de galerie naturelle et souterraine peu éclairée pour les hommes. En dépit d'un manque évident enregistré en matière de prestations de service et de moyens d'accueil, cette station continue à drainer les amateurs de bains thermaux de différentes régions de l'est du pays. Cette station thermale est d'ailleurs réputée pour les cures conseillées  pour certaines maladies dont, notamment celles de la peau, comme ne le cessent de l'affirmer des riverains, assertions confirmées par quelques usagers de cette eau chaude et "miraculeuse" qui jaillit des entrailles de la montagne et qui  est appréciée et "même préférée à l'eau de mer". Cela est particulièrement le cas d'un quinquagénaire qui n'a pas hésité  à afficher clairement son choix pour le hammam, notamment en période hivernale. Le tenancier d'une modeste cafétéria a noté, pour sa part, l'augmentation du trafic routier chaque week-end, notamment après l'annonce libératrice des  résultats du baccalauréat et les examens de fin d'année.  L'importance stratégique, que revêt cette "halte incontournable" sur  la route des vacances et des plages, nécessite la réhabilitation du site, a soutenu un automobiliste surpris par une circulation très dense due au retour en masse des estivants d'un jour des plages de Jijel, de Oued Z'hor et de Béni Belaïd. L'élargissement des voies, l'aménagement d'un parc de stationnement  seront à même de dynamiser l'activité économique de ce site à la beauté imprenable, dira de son côté un vendeur de brochettes, originaire des lieux.  Pour sa part, le directeur du tourisme de la wilaya de Mila a souligné les atouts et atours touristiques naturels que recèle la région de Béni Haroun.  Ces ressources que vient de renforcer la réalisation du gigantesque barrage, baptisé du même nom et caractérisé par le viaduc de Oued Edhib, nécessitent  d'être mises en valeur par l'encouragement de l'investissement et la création  de petites activités artisanales et halieutiques en eau douce.
R.R.
Paru dans LE MAGHREB le quotidien de l'économie du 22/07/2007
Lundi 26 Novembre 2007

Le Président de la République donne le la de la rentrée politique et sociale en entamant un périple marathon qui le conduira dans cinq wilayas du pays. L’eau, dans son sens génétique avec l’ensemble de ses segments, sera au cœur de cette tournée. Le Président Bouteflika entame aujourd’hui sa visite par la wilaya de Jijel, un choix illustratif quand on sait que Jijel est la wilaya la mieux arrosée du pays, avec des moyennes de précipitation qui égalent ou dépassent des pays du nord de l’Europe.
Le point nodal de cette tournée est une infrastructure qui cumule les superlatifs. Plus grand barrage d’Algérie est bien au-delà, selon la littérature abondante à son sujet, le barrage de Beni-Haroun, immense plan d’eau dans une vallée enserrée par deux impressionnantes montagnes, se trouve à Grarem Gouga, dans la wilaya de Mila. Mais sa dimension et sa vocation en font le réservoir de six wilayas de l’est du pays.
Beni-Haroun est au centre d’un réseau de barrages, de plans d’eau  et d’adductions impressionnants. Son apport en eau potable et en énergie électrique sur le plan  régional l’érige en réalisation majeure des années post-indépendance. Quand on sait l’importance de l’eau dans la vie de tous les jours et la vie tout court, on prend également la mesure des défis que se pose pour un pays, comme le nôtre, dont le territoire est en majorité désertique ou semi-désertique. L’eau, qualifiée de défi majeur pour l’humanité dans les siècles à venir, est une ressource rare, non renouvelable si elle n’est tributaire des caprices du ciel. Aujourd’hui, même le ciel n’est plus ce qu’il était, avec des dérèglements climatiques d’où l’importance stratégique de penser et de réaliser une politique de l’eau. L’Algérie s’y est attelée depuis quelques années, exploitant toutes les possibilités offertes dans le domaine.
Le dessalement d’eau de mer, introduit au pays ces dernières années, constitue un des segments de cette politique. Mais cette option n’étant viable que dans la bande littorale et sub-littorale, d’autres alternatives sont indispensables, comme l’utilisation rationnelle des maigres ressources disponibles, l’utilisation judicieuse des nappes du Sahara, la multiplication des stations d’épuration, la prohibition de l’utilisation de l’eau potable à d’autres fins que l’alimentation des ménages, et la construction de retenues collinaires et de barrages viables en réduisant le danger et l’envasement.  C’est un aspect, et pas des moindres, de cette politique qui sera à l’honneur au cours de ce périple du Président Bouteflika, dont on sait qu’il est l’initiateur de cette politique. Il était de bon ton d’ouvrir les vannes à partir de Jijel où la nature est encore luxuriante malgré les dégâts des incendies, grâce certainement à cette pluviosité généreuse. Jijel, qui s’est parée de ses plus beaux atours pour accueillir le Président Bouteflika, constitue  donc une première étape d’une tournée destinée à doter six wilayas de l’est du pays de cette denrée rare qui apportera la vie et la qualité de la vie à des millions d’Algériens.
D. K

Par : EL MOUDJAHID   Le : mardi 04 septembre 2007

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