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Jeudi 10 Juillet 2008

            La santé à Grarem se limitait en 1962 à une petite salle de soins qui couvrait tout le territoire de la commune. Pour voir le médecin, il fallait partir de bonheur à Mila chez le docteur Benkara et subir les virages en épingles à cheveux des Tyayba, ou à Constantine chez le docteur Clémenti. Pour acheter les médicaments il fallait d’ailleurs le faire sur place, parce qu’à Grarem il n’y avait aucune pharmacie. Pour les chirurgiens dentiste, on n’y pensait même pas, c’est un luxe que la plupart ne pouvait pas se permettre. En cas de rage de dent persistante, il fallait patienter jusqu’au jeudi, jour de marché hebdomadaire, pour se la faire enlever par un arracheur de dents forain. Il y’avait même une femme dans le lot, qui pour bien montrer sa fonction, exposait une collection de dent sur une petite table. Sûrement  les restes de ses exploits précédents. D’autres guérisseurs à force d’explications s’ingéniaient aussi à démontrer les bienfaits de toutes sortes d’herbes ou de mélanges liquides contenus dans des petites fioles à l’aspect pas très rassurant. Pour illustrer leur savoir, ils exposaient quant à eux des gravures représentant le corps humain et l’appareil digestif comme on en voit dans les livres de sciences naturelles de l’époque. Une autre pratique dont El Djebli était le spécialiste consistait à se faire raser la nuque, légèrement entailler à l’aide d’un rasoir et poser une ventouse ou deux dessus, après y avoir mis un bout de papier journal allumé. J’ignore les vertus thérapeutiques de cette opération, mais les gens, après ça, repartaient apparemment soulagés. Mais la chose qui me laisse perplexe aujourd’hui, c’est l’accouchement de nos honorables et adorables mères qui se faisait presque à 100% à la maison. Contrairement à ce qu’on voit maintenant où l’hôpital est inévitable. Il est vrai qu’il y’avait aussi un autre type de personnage qui intervenait et qu’on appelait El gabla, généralement une vieille femme fort expérimentée et qu’on trouvait dans toutes les mechtas et les villages. Et pour terminer avec les soins traditionnels, ça serait impardonnable pour moi d’oublier Lem3alam Ettahar (ceux qui me connaissent vous le diront)  ce personnage fort sympathique qui a rendu beaucoup de service à plusieurs générations, dont la notre, se déplaçait chez les gens pour pratiquer la circoncision des enfants. Il était toujours reçu par des youyous et des crêpes. Métier fort agréable en soi, aujourd’hui disparu.

              Maintenant, fort heureusement, les choses ont changé en mieux. Des structures de santé ont été réalisées, comme par exemple, la polyclinique avec maternité route de Hamala en 1982, le centre de santé prés de l’ancienne infirmerie du centre-ville, des salles de soins au niveau de  Anouche Ali (ex Siliana), Oued ouarzag, Ain Thour, Safsafa (Ain Kerma) et Draa Babouche. Des cabinets de médecins et de chirurgiens dentistes ainsi que des officines pharmaceutiques ont ouverts à travers la ville et assurent une couverture suffisante. Les patients n’ont plus que l’embarras du choix.

               Il reste fort à faire il est vrai, notamment la réalisation d’un hôpital, la réhabilitation des anciennes structures et leur équipement, en plus de l’ambulance flambant neuve qui vient d’être acquise à la polyclinique tout récemment.

               En tout cas la dernière fois où j’ai été chez un médecin, voici ci-dessous ma réponse à sa question : Qu’est-ce qui ne va pas ?

Ecoutez docteur

J'ai la rate
Qui se dilate
J'ai le foie
Qui n’est pas droit
J'ai le ventre
Qui se rentre
J'ai le pylore
Qui se colore
J'ai le gosier
Anémié
L'estomac
Bien trop bas
Et les côtes
Bien trop hautes
J'ai les hanches
Qui se démanchent
L'épigastre
Qui s'encastre
L'abdomen
Qui se démène
J'ai le thorax
Qui se désaxe
La poitrine
Qui se débine
Les épaules
Qui se frôlent
J'ai les reins
Bien trop fins
Les boyaux
Bien trop gros
J'ai le sternum
Qui se dégomme
Et le sacrum
C'est tout comme
J'ai le nombril
Tout en vrille
Et le coccyx
Qui se dévisse
J'ai les genoux
Qui sont mous
J'ai le fémur
Qui est trop dur
J'ai les cuisses
Qui se raidissent
Les guiboles
Qui flageolent
J'ai les chevilles
Qui se tortillent
Les rotules
Qui ondulent
Les tibias
Raplapla
Les mollets
Trop épais
Les orteils
Pas pareils
J'ai le cœur
En largeur
Les poumons
Tout en long
L'occiput
Qui chahute
J'ai les coudes
Qui se dessoudent
J'ai les seins
Sous le bassin
Et le bassin
Qu'est pas sain
La luette
Trop fluette
L'oesophage
Qui surnage
Les gencives
Qui dérivent
J'ai le palais
Qui n'est pas laid
Mais les dents
C'est navrant
J'ai les petites
Qui s'irritent
Et les grosses
Qui se déchaussent
Les canines
Se ratatinent
Les molaires
Se font la paire
Dans les yeux
C'est pas mieux
J'ai le droit
Qu'est pas droit
Et le gauche
Qui est bien moche
J'ai les cils
Qui se défilent
Les sourcils
Qui s'épilent
J'ai le menton
Qui est trop long
Les artères
Trop pépères
J'ai le nez
Tout bouché
Et du coup
Voyez-vous
J'suis gêné
Pour parler
C'est vexant
Car maintenant
Je suis forcé

De m’arrêter

Samedi 05 Juillet 2008

Rassurez-vous ce n’est pas un remake du film de Roland Emmerich qui se rejoue à Grarem. Il n’y a aucun vaisseau spatial ni extraterrestre au-dessus de nos têtes. Je voulais juste rappeler qu’aujourd’hui c’était le 46eme anniversaire de l’indépendance de l’Algérie et que comme partout ailleurs à travers le pays ça a donné lieu à des cérémonies de recueillement et de souvenirs. Mais il est regrettable de constater que d’année en année, avec la disparition progressive et inéluctable des anciens moudjahidine, le nombre de participants à ces cérémonies se réduit comme peau de chagrin. Pour ceux qui n’ont pas vécu la liesse de 1962, ils ne pourront pas comprendre. Là c’était spontané, pas besoin de battre le rappel, les gens affluaient de partout, personne ne voulait rater ce moment historique. J’étais encore un enfant alors, mais j’y ai participé, je venais de terminer la 1ere année de cours préparatoires (souvenez-vous pour ceux de ma génération : cours préparatoires 1 et 2, cours élémentaires 1 et 2  et cours moyens 1 et 2= la 6eme) et je passais à la 2eme année. Les enseignants étaient pour la plupart des français la 1ere année, après il n’en est restée qu’une : Marie (Rabah va encore dire que je fais de la digression). Enfin bref ! Moi qui ai participé aux festivités de 1962, je peux vous assurer que c’était autre chose que ce qu’on voit aujourd’hui. J’en garde d’ailleurs, paradoxalement, un souvenir assez douloureux, car en voulant monter dans un camion, je n’ai pas pu y arriver car c’était trop haut, et alors quelqu’un qui était déjà dans le véhicule a pris ma main tendue et m’a tiré d’un geste brusque, et bonjour la douleur au coude et à l’omoplate durant plusieurs jours. Sur le coup je n’ai même pas eu une grimace, de peur qu’on me redescende. On a été jusqu’à la mer (El Djenah) et retour par El Milia. L’ambiance était indescriptible, c’était la première fois que je voyais ETTBOUL WA L’GHAÏTA.

              Maintenant il m’arrive de me demander si vraiment à ce moment il y’avait des gens, mal intentionnés, qui ont en profité ? Avaient-ils  l’esprit à profiter de l’opportunité pour s’approprier des choses ? (Biens vacants ou autres). D’ailleurs dans l’un de mes articles précédents, je me posait la question de savoir s’il y’avait alors une autorité pour organiser les choses et assurer la transition. Mais comme on dit chez nous : «ENNASS M3A NNASS OUEL KATT M3A RAS ».  

 

 

 

Jeudi 26 Juin 2008

Si ce n’est pas la canicule ça y ressemble énormément, ces derniers jours à Grarem. L’été est bel et bien installé on dirait. La chaleur vous accompagne pratiquement toute la journée, c’est à peine s’il y’a un soupçon d’air frais vers 2 heures du mat et jusqu’à 6 heures. A partir de 7 sept heures c’est rebelote. C’est la période des congés, les juilletistes se préparent déjà sur la ligne de touche et les aoûtiens prennent leur mal en patience. Pour ma part, en matière de congé, pour 2007, je n’en ai eu que dalle, mais pour 2008 je compte prendre mon mois pour octobre. Le temps pour moi de demander un visa pour l’hexagone car j’espère renouer cette année avec mes anciennes virées vers Paname et sur lesquelles j’avais mis une croix depuis la mise en place de ces honteuses procédures de visa. Mon dernier passage à Paris, ça a été en 2001 et au mois de février en plus. Période qui n’incitait pas à flâner dans les rues comme j’en avais pris l’habitude. Que cherche El Hiya, d’après vous dans les rues de Paris ? Hé bien des bouquins, toujours des bouquins. Dans les librairies Gibert Joseph et Gibert Jeune, place Saint Michel, j’y passe jusqu’à 4 heures dedans et je fais les 4 étages aller-retour. En matière de littérature, j’en connais un rayon. Pourquoi je vous raconte tout ça ? Est-ce de la prétention de ma part ? Non, Non rassurez-vous, c’est juste pour m’amener à vous parler d’un livre qui vient de sortir ces derniers jours en France et dont j’espère mettre la main dessus le plus tôt possible : Il s’agit du livre de Jacques Attali «  LA CONFRERIE DES EVEILLES » et dont je n’ai entendu que du bien par le biais de la télévision et des journaux. Je vous joins ci-dessous quelques articles le concernant. Pour les amateurs de lecture, c’est l’été, lisez, lisez, il en restera toujours quelque chose.

 

  La confrérie des Eveillés! Par Jacques Attali, chez Fayard 

 Présentation de l'éditeur
Au XIIe siècle, à Cordoue  où les trois monothéismes ont choisi de se respecter, de s'admirer, de se nourrir les uns des autres, avant d'être torturé et pendu, un artisan juif énigmatique eut le temps de révéler à son neveu comment obtenir le livre " le plus important à avoir jamais été écrit par un être humain ". Lancé dans cette quête  qui le mène à travers l'Europe et le Maroc,  le jeune juif, Maïmonide, croise un jeune musulman, Averroès (Ibnou Rushd) , entraîné dans la même recherche. L'un et l'autre - qui deviendront des géants de la pensée - sont poursuivis par un groupe mystérieux qui semble décidé à tout faire pour les empêcher d'aboutir : la Confrérie des Eveillés.

La plupart des personnages de ce roman ont vraiment existé. Si incroyables qu'ils soient, La plupart des événements politiques et personnels auxquels ils sont confrontés ont eu lieu. Les idées, les façons de vivre sont d'époque.  Tout donne à penser qu'en ce moment crucial de l'histoire du monde, le plus grand des penseurs juifs et le plus grand des philosophes musulmans ont dialogué exactement comme ils le font ici.

Tout, enfin, dans l'Histoire, s'est toujours déroulé et se déroule encore exactement comme si le complot évoqué dans ces pages avait vraiment existé. Comme si les " Eveillés " étaient encore parmi nous, porteurs d'un secret essentiel pour l'avenir de l'humanité, mais à jamais perdu. A moins que... ? 

LA CONFRERIE DES EVEILLES 

Jacques Attali
Roman (édité chez Fayard)
  


Au 12ème siècle, Cordoue a vécu un âge d’or, unique dans l’Histoire. Les trois monothéismes - judaïsme, islam et chrétienté - ont alors cohabité en paix, et se sont enrichis mutuellement.
Puis, avec les différents bouleversements politiques, les temps changèrent, et ceux qui vivaient harmonieusement ensemble, se retrouvèrent frères ennemis.
L’action de « La Confrérie des éveillés », se situe exactement, pendant ces années de rupture.
Le roman de Jacques Attali, est magistralement bâti sur une double réalité historique :
- Une réalité politique : l’Espagne du 12ème siècle, étayée de très nombreux détails, mine de renseignements pour le profane, rendue plus digeste, grâce à une intrigue pseudo policière.
- Une réalité de personnages, et plus particulièrement, Moshé Ben Maymun, grand penseur juif, plus connu de nos jours, sous le nom de Maïmonide d’une part, et Muhammad Ibn Rushd, le grand philosophe musulman, dénommé Averroès, d’autre part.

Fort de cette double structure à toute épreuve, Jacques Attali, nous propose, « La confrérie des éveillés ». Vrai ? Faux ? Le lecteur est apparemment libre d’exercer son jugement, même si, confronté à une telle mise en scène historique, il va lui falloir une forte dose d’indépendance de pensée, pour ne pas être influencé par tant de détails véridiques et vérifiables.

Mais de quoi s’agit-il ?

Une mystérieuse confrérie, composée de femmes et d’hommes exceptionnels, dispersés dans le monde, détiennent chacun, un exemplaire du « livre le plus important à avoir jamais été écrit par un être humain ». Il semblerait, qu’Aristote soit à l’origine de cette aventure : un livre qui associerait, sciences et religion.
Mais que contient exactement ce mystérieux livre ? Qui sont ces éveillés ? Quel est le lien étrange qui les unit ? Comment se reconnaissent- ils ?

Maïmonide et Averroès, seront bien malgré eux, lancés dans cette extravagante aventure, et passeront tous les deux, de nombreuses années, à la recherche de ce livre. Leurs chemins se croiseront, puis se sépareront, pour se recroiser à nouveau. Ces deux êtres d’exception, que tout semble séparer, trouveront naturellement un terrain d’entente et d’amitié, grâce à leur intelligence et admiration réciproque.

Penseurs et médecins, ils s’interrogeront sur de nombreux sujets fondamentaux, et plus particulièrement, sur le lien, entre science, religion et philosophie.

La confrérie des éveillés, est un livre étrange, qui juxtapose réalités historiques, fictions et éléments de romans policiers, afin de nous obliger à affûter notre esprit critique, et à réfléchir.

Jacques Attali, semble prendre le lecteur par la main, pour une petite promenade sur un terrain apparemment simple et pittoresque. Mais ne vous y fiez pas, car c’est pour le lâcher au moment opportun et l’obliger, une fois les premiers pas franchis, à prendre son autonomie intellectuelle, et à faire l’effort de réflexion nécessaire, que les sujets profonds évoqués dans ce livre, ne manqueront pas de soulever.

J’ai autant aimé la partie main dans la main que celle que j’ai effectué seule même si cela demande quelques efforts. Un livre qui habite encore le lecteur une fois la lecture terminée.

                                                                                              Berthe Lotsova

 

Jacques Attali, né le 1er novembre 1943 à Alger, est un économiste, écrivain et haut fonctionnaire français. Ancien conseiller de François Mitterrand puis président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, il dirige actuellement PlaNet Finance et a présidé la commission pour la libération de la croissance française. Il a publié de nombreux essais et romans.

Vendredi 20 Juin 2008

         Mille excuses pour cette absence prolongée sur le blog. La raison en est que mon micro a été contaminé par un virus acharné qui a causé beaucoup de dégâts dans le système. Après plusieurs tentatives pour essayer de le réparer moi-même, comme d’habitude, en sollicitant les forums et les sites d’aide en ligne, à la fin j’ai du déchanter car la bête était féroce. Solution radicale, j’ai été obligé d’emmener l’unité centrale chez Salah Kechkar et Nabil Sellai, les 2 médecins traitants, pour une cure de désintoxication : sauvegarde des données (surtout les photos), décontamination et réinstallation des logiciels perdus. La remise en état a duré 3 jours. Maintenant c’est la convalescence, mais je vais reprendre le blog en main pour l’actualiser et essayer de l’enrichir. A commencer par les albums photos qui ont trop duré. Je vais les effacer et en créer d’autres avec des photos plus récentes et surtout inédites.

        Quant aux nouvelles de Grarem, sachez que tous les signes indiquent le retour de l’été : Le soleil tape déjà très fort, les plages sont ouvertes au grand bonheur des jeunes qui prennent chaque jeudi et vendredi et même parfois en semaine, les innombrables minibus qui les transportent sur les plages de la côte jijelienne : Beni Belaïd, le rocher aux moules, Sidi Abdelaziz, Rocher noir, la ferme Andreux, El Aouana, Les Aftis et autres, jusqu’à Ziama Mansouriah et la wilaya de Bejaia parfois. Les moissonneuses batteuses sont entrées en action ainsi que les machines de crème glacée. Les résultats des certificats d’études primaires (6eme) et moyennes (BEF) ont été affichés et les crêpes sont distribuées de tous les côtés. Les trottoirs sont déjà pleins de pages de cahiers d’écoliers (nouvelle tendance, les élèves jettent leurs cahiers de l’année qui s’achève, chose inconcevable de mon temps : j’ai encore des cahiers de sixième). Les candidats du baccalauréat, sont par contre encore sur les charbons ardents, les résultats ne paraîtront que dans quelques jours. Les mariages sont bien entamés et comme dirait Charles Trenet, y a d’la joie :

       Y a d'la joie bonjour bonjour les hirondelles
     Y a d'la joie dans le ciel par dessus le toit
     Y a d'la joie et du soleil dans les ruelles
     Y a d'la joie
partout y a d'la joie

 

 

Mercredi 09 Avril 2008

Bonne nouvelle pour les graremiens, férus de Google Earth, qui regardaient leur ville vue de l’espace et pestaient, comme moi, parce que toute la partie nord-est était invisible. Ainsi on ne pouvait pas voir des quartiers entiers, comme Draa Babouche, les cités Mimouni Bachir, Ali Bounit, Ali Bousbia, Aissa Madi, Lakhdar Djaakor, El Berka et des équipements comme la mairie, les CEM Bousmina et Beleghrib et autres. C’est vrai que c’était frustrant. Toute cette partie vient de devenir visible. Je ne sais pas depuis combien de temps, moi c’est seulement aujourd’hui que je viens de m’en apercevoir. Il manque la couleur, mais c’est mieux que rien. Alors si vous voulez voir Grarem vu du ciel, faites un tour sur Google Earth, c’est téléchargeable gratuitement sur ce site:   http://earth. google.com/ intl/fr/download -earth.html    

 

 

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