Une chance inouïe s’offre à la commune de Hamala, avec le projet de contournement du complexe du barrage de Beni Haroun. De l’isolement total où elle se morfondait depuis sa création en tant que commune en 1984, cette localité de plus de 10.000 âmes, issue du découpage de la commune mère Grarem Gouga, va enfin se voir projeter au devant de la scène grâce au passage, pour sa majeure partie, de ce grand projet sur son territoire. Ce projet qui prend son point de départ au niveau de l’embranchement de
Confiés à 3 entreprises différentes, les travaux traînent en longueur de l’avis de certains et commencent à lasser la plupart des gens. Il est vrai que les terrains traversés ne sont pas des plus faciles en matière de topographie. Ainsi du côté d’El Badsi et de Smissar, pour réduire la pente à des normes plus usuelles pour ce genre de route, on a du employer les grands moyens en déplaçant des quantités énormes de déblais. Et le résultat est là, la plate-forme est devenue large et la pente plus abordable. Quant à savoir à quelle cadence cette route va être utilisée ? Et son utilité réelle ? Personne ne s’aventure à donner des pronostics. Une chose est sûre, c’est que rien que pour voir le paysage, ça vaut vraiment le déplacement. Voir la vallée de oued El Kebir, en aval de la source thermale de Beni Haroun, à partir de smisser, c’est comme si c’était à partir d’un avion. Les autorités communales de Hamala pressentent quant à elles des jours meilleurs pour leur localité et des idées grandioses commencent déjà à germer dans leurs esprits. Monsieur Medjrab Abdelbaki, le maire, ne rate d’ailleurs aucune occasion pour parler de la création d’un véritable carrefour, qui peut se former au nord-est de la commune, entre les 4 wilayas limitrophes que sont : Mila, Constantine, Skikda et Jijel. La création de pénétrantes, à partir de la nouvelle route qui passe au sud, vers le chef lieu de commune est une autre de ses préoccupations au même titre d’ailleurs que la création d’un musée dans l’enceinte de l’ancienne caserne de Gravelotte (Cheglibi Makhlouf) qui a été la première garnison, avec celle de Catena (Settara) lors de l’invasion française. Qu’est-ce qui sera retenu de tous ces vœux ? L’avenir nous le dira.
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