Vendredi 16 Mai 2008

L’état civil tel qu’on le trouve aujourd’hui est de création purement coloniale. Peut-on le classer parmi les aspects positifs de la colonisation ? Si tant est que la colonisation ait un aspect positif. Toujours est-t-il qu’avant l’occupation de l’Algérie par la France , les noms patronymiques n’existaient pratiquement pas. Pour désigner quelqu’un on reliait son prénom à celui de son père et de son grand père, parfois à celui de sa mère (mais rarement), à son lieu de naissance, à son métier ou à un surnom. La liste des prénoms étant assez limitée, au bout de quelques générations il devenait impossible de reconnaître qui est qui, à moins qu’il ne soit vraiment un personnage hors du commun et dont le nom soit retenu par l’histoire. On peut citer à ce propos l’émir Abdelkader, cheikh Bouamama, El Mokrani et d’autres, finalement pas si nombreux que ça. A Grarem il n’y en a aucun, il faut aller à Chigara pour trouver Bourenane dont le nom est resté. Il y’a d’autres noms dont la mémoire collective a gardé la trace, mais on ignore leur histoire exacte et s’ils ont existé réellement ou si ce n’est que de simples légendes. Je veux parler ici de personnages comme Amar Bouzouar ou Lazrag Melloul. Pour Lazrag Melloul j’ai une version de l’histoire, mais sans aucun recoupement historique. On raconte que son nom s’est pérennisé pour une seule de ses extravagances : C’était un riche propriétaire terrien et au cours des supervisions de ses biens il est tombé amoureux d’une femme qui habitait, en campagne, prés d’une de ses récoltes de blé. Il l’avait vue durant le labour des champs, ensuite durant les semailles, une autre fois pour enlever soit disant les mauvaises herbes au moment de l’apparition des pousses… et puis il n’a plus trouvé de raisons valables pour se rapprocher de sa dulcinée, sous peine d’être découvert et voir son honneur en pâtir, car en ce temps là, l’honneur il n’y avait que ça de vrai. Le printemps arrive, le temps commence à devenir long. Les épis de blé commencent à noircir, c’est le moment où généralement on fait le frik pour la chorba. Lazrag Melloul ne pouvait plus attendre. C’est alors qu’il prit la décision historique qui l’a rendu célèbre. Il fit venir tous les ouvriers saisonniers qui avaient l’habitude de travailler avec lui, et entama la moisson des champs alors que le blé était encore vert, juste pour avoir l’occasion de voir l’élue de son cœur. Depuis et jusqu’à ce jour, lorsque quelqu’un fait quelque chose qui dépasse les normes, on  lui demande s’il se prenait pour Lazrag Melloul. Voila pour la petite histoire. Faits véridiques ou imaginaires, personne ne peut le dire. L’état civil n’existait pas alors. Il ne fut entamé que vers les années 1880 en Algérie et 1890 à Grarem. On passe sur les détails du déroulement d’une telle opération, mais ce qu’on peut relever quand même c’est que des dépassements il y’en a eu, comme dans toute action du colonialisme. Ainsi le choix des noms par les commissions qui se composaient de fonctionnaires et de militaires était tout à fait arbitraire et la plupart du temps péjoratif. Les noms d’animaux il y’en avait comme s’il en pleuvait. Grarem n’avait pas échappé à la règle. Pourquoi croyez-vous qu’on trouve des noms comme : Dib, Taaloub, Boubghel, Boudabba, bghiel, belehssiene, Bouhallouf, Namous, Boudjriou,Boumaaza, Boulatrous, hmama, Ramoul, Rouimel, Bouaanaka, Boulbaïr etc ?… et si ce n’était que pour les noms d’animaux c’était assez gentil. Avec d’autres superlatifs c’était pire. Mais là, « laisses le puit avec son couvercle! ».

publié par el hiya publié dans : HISTOIRE DE GRAREM
Samedi 10 Mai 2008

Aujourd’hui il y’a la télévision par satellite qui ne donne que l’embarras du choix pour veiller tard tout en passant d’agréables moments, chacun selon ses goûts, il y’a aussi internet pour les plus branchés et les mordus des nouvelles technologies de l’information et de la communication avec ses gadgets de l’ère numérique. CD, SVCD, DVD, MP3, MP4, portables GPS, GPRS, UMTS, WAP, E-MAIL, WEBCAM, SKYPE, PEER TO PEER, E-BOOK, BLOG, TAG et une infinité d’autres appellations tout aussi bizarres les unes que les autres.

Les jeunes générations s’en donnent à cœur joie et arrivent même parfois à oublier leur condition de chômeurs chroniques et leur difficulté à se frayer un chemin dans la société. Pour nous autres anciennes générations c’était tout à fait différent, mais on ne se plaignait pas, car on ne pouvait pas avoir envie de quelque chose qui n’existait pas encore. Je me souviens quant à moi des veillées par les longues nuits d’hiver à écouter des T’hadjiate racontées par les plus âgés et qui nous menaient dans des mondes que chacun imaginait dans sa tête, tout en suivant le fil de l’histoire. Des histoires pleines de Ghouales, de serpents à 7 têtes, de princes valeureux et de princesses en péril dont on ne se rassasiait pas jusqu’à tomber d’épuisement. Parfois les T’hadjiate avait une autre forme, il s’agissait de poser des devinettes sous forme de rimes et dont il fallait trouver les réponses. C’était tout aussi passionnant, car les rimes étaient parfois de véritables poèmes. Tenez je vous en pose une comme exemple et essayez de trouver : « EL MEYETE MATE HAZZOUH FI KHAMSSA OU TAROU, HATOUH FI FEM EL GHAR OU CHE3LOU ENNAR FI DFAROU », je traduis : « LE MORT EST DECEDE , CINQ L’ONT PRIS ET SE SONT ENVOLES, ILS L’ONT MIS A L’ENTREE DE LA GROTTE ET ONT MIS LE FEU A SON BOUT ». C’est un peu lugubre vous me direz, mais il y’en a pire que ça, parfois à vous donner la chaire de poule. Pour les récits, celui dont je me souviens le plus pour l’avoir écouté des dizaines de fois, c’est celui de NOUNDJA BENT EL GHOUL, que je ne peux vous raconter car j’ai complètement perdu le fond de l’histoire (mes enfants n’ont qu’à regarder la télé).

         En grandissant un peu et ayant eu la chance d’aller à l’école, c’est tout naturellement qu’on s’est mis à la lecture… de bandes dessinées d’abord, de romans policiers ensuite suivi  de la grande littérature, de livres plus techniques, sociologiques, politiques… Et alors !… Et alors !...Alors internet est arrivée, sans se presser et tout est fini, avec tous mes livres, je me retrouve l’air d’un C… Tout ce que je cherche je le trouve dans cette boite à chique qu’est le PC et du coup ça ne m’intéresse plus.

 Je veux plutôt une T’hadjia.   

 

 

 

 

publié par el hiya publié dans : LES JOIES ET LES PEINES
Lundi 05 Mai 2008

Depuis quelques jours, nous autres bloggers de la plate-forme « DZBLOG », nous recevons un message laconique qui nous annonce la disparition le 15 mai de cette plate-forme et le transfert de tous les blogs sur une autre plate-forme, à savoir « OVER-BLOG ». Ca donne quand même un petit pincement au cœur, car même si les blogs ne vont pas disparaître, le cachet donné par les 2 lettres « DZ » qui faisait notre fierté va disparaître. Si on ignore les raisons essentielles d’une telle disparition, on peut aisément deviner que ça ne peut être lié qu’au décès, il y’a quelques mois, du principal maître d’œuvre et initiateur de cette plate-forme. Sa succession a-t-elle été si difficile à faire ? Y’a-t-il eu mésentente entre les autres membres ? Ou bien serait-ce une affaire de gros sous ? Nous aurait-on vendu « FI SOUK EDLALA » comme dirait Dahmane ? Ca fait trop de questions à la fois me diriez-vous et vous auriez parfaitement raison, car comme dit le proverbe : « Honni soit qui mal y pense ».

 

Ci-après le message en question 

Migration des Blogs vers Overblog

       Nous informons l’ensemble des bloggeurs

que nous allons procéder à la migration de tous les blogs vers une autre plateforme de blog (over-blog), à partir du 15 mai. Veuillez nous excuser pour les troubles à venir. 

       Nous tenons à vous informer aussi qu’une nouvelle version sera mise à votre disposition prochainement, avec un autre design et plus d’outils et fonctionnalités. 

       Merci pour votre compréhension.

                                           Equipe Dzblog

 

 

publié par el hiya publié dans : LES JOIES ET LES PEINES
Samedi 03 Mai 2008

   Une chance inouïe soffre à la commune de Hamala, avec le projet de contournement du complexe du barrage de Beni Haroun. De lisolement total où elle se morfondait depuis sa création en tant que commune en 1984, cette localité de plus de 10.000 âmes, issue du découpage de la commune mère Grarem Gouga, va enfin se voir projeter au devant de la scène grâce au passage, pour sa majeure partie, de ce grand projet sur son territoire. Ce projet qui prend son point de départ au niveau de lembranchement de la RN 27 vers Ghezala passera successivement par Asraf, El Badsi, Smissar, fedj Souk Letnine, Har Djellal (El Ouassaf), El Guentra, Cheglibi Makhlouf (Gravelotte), El Firma (la ferme Meghzili), Lahguaf (Meghzili aussi), derrière les mechta Safsafa (Ain Kerma) et Ouled Mhamed et enfin point darrivée au lieu dit Boulahdjar sur la RN 27 prés dAnouche Ali (Siliana) dans la commune de Grarem Gouga. Un itinéraire comme lindique lintitulé du projet qui sétale sur 30 kms.

   Confiés à 3 entreprises différentes, les travaux traînent en longueur de lavis de certains et commencent à lasser la plupart des gens. Il est vrai que les terrains traversés ne sont pas des plus faciles en matière de topographie. Ainsi du côté dEl Badsi et de Smissar, pour réduire la pente à des normes plus usuelles pour ce genre de route, on a du employer les grands moyens en déplaçant des  quantités énormes de déblais. Et le résultat est là, la plate-forme est devenue large et la pente plus abordable. Quant à savoir à quelle cadence cette route va être utilisée ? Et son utilité réelle ? Personne ne saventure à donner des pronostics. Une chose est sûre, cest que rien que pour voir le paysage, ça vaut vraiment le déplacement. Voir la vallée de oued El Kebir, en aval de la source thermale de Beni Haroun, à partir de smisser, cest comme si cétait à partir dun avion. Les autorités communales de Hamala pressentent quant à elles des jours meilleurs pour leur localité et des idées grandioses commencent déjà à germer dans leurs esprits. Monsieur Medjrab Abdelbaki, le maire, ne rate dailleurs aucune occasion pour parler de la création dun véritable carrefour, qui peut se former au nord-est de la commune, entre les 4 wilayas limitrophes que sont : Mila, Constantine, Skikda et Jijel. La création de pénétrantes, à partir de la nouvelle route qui passe au sud, vers le chef lieu de commune est une autre de ses préoccupations au même titre dailleurs que la création dun musée dans lenceinte de lancienne caserne de Gravelotte (Cheglibi Makhlouf) qui a été la première garnison, avec celle de Catena (Settara) lors de linvasion française. Quest-ce qui sera retenu de tous ces vœux ? Lavenir nous le dira.

publié par el hiya publié dans : LES SITES PITTORESQUES
Dimanche 27 Avril 2008

A l’instar d’autres quartiers de Grarem qui continuent à faire l’objet d’aménagement à un rythme effréné, la cité Ali Bousbia, autrement dit Ras Essouk ou encore Ain Sassia, va à son tour faire sa mue en se faisant relooker de première. En effet, après en avoir terminé avec la cité Sidi Said, le train de revêtement et autres goudronneuses se sont déplacés à ce vieux quartier spontané où certaines ruelles étroites vont subir des travaux pour la première fois. Mais comme dit l’adage : « il n’est jamais trop tard pour bien faire ».

Pour voir d'autres photos sur Ras Essouk, allez voir l'album photos "PHOTOS RECENTES DE GRAREM" 

 

 

 

publié par el hiya publié dans : LES TRAVAUX A GRAREM

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